Les
modules casuels
Chaque voix possède un ou plusieurs modules types.
Par exemple, le module type de l’existentiel est : Æ
W SN (« il était une fois une princesse », « il
arrive un train », mais on peut avoir SN V acc SN (« Pierre
pose un problème ») ou SN V final SN « le service public de
l’éducation contribue à l’égalité des chances »). Le
module type du descriptif DES1 est SN W SA (« la montagne est
belle »).
Pour chaque voix, il existe ainsi un petit nombre de
modules disponibles propres à chaque type de relation.
Il est important de souligner que toute l’analyse
des voix par B. Pottier est fondée implicitement sur des noèmes ou des
sèmes génériques. Les voix elles-mêmes, avec leurs sous-catégories
correspondent à des domaines sémantiques distincts, de même que les
statuts correspondent à des sèmes génériques que nous pouvons
directement utiliser dans la construction des sémèmes et des
taxinomies qui en résultent. Ainsi, le causatif première forme (CAU1)
de l’existentiel peut s’exprimer au travers des lexèmes suivants :
créer, provoquer, causer, soulever, construire, dessiner, imaginer,
concevoir, organiser, contribuer à , aider à, permettre, favoriser
qlqch. Tous ces lexèmes ont dans leur classème les sèmes
génériques, « existentiel », « causatif »,
« prospectif ». Ils doivent être distingués les uns des
autres par des sèmes spécifiques. Parmi les sèmes génériques, il
convient d’ajouter la catégorie syntaxique : « achat » ne
peut avoir tout à fait le même sémème que « acheter ».
Il est vrai que le sémème se définit en principe au niveau du
morphème et que dans le présent exemple « acheter » est la
concaténation de deux morphèmes, la racine et le suffixe et que le
sémème 'acheter' résulte de la combinaison des deux sémèmes de
base.