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Ma thèse
Mon exposé de soutenance

Observatoire
Européen du Plurilinguisme |
D'autre part, il doit exister des règles de transposition purement
conceptuelles, c'est-à-dire indépendantes des langues. Aucun système
n'est présentement parvenu à un niveau d'abstraction et de codage des
opérations linguistiques suffisant pour permettre le
passage d'une langue élaborée à une autre langue élaborée. On trouvera dans les deux documents
constitutifs du cœur de ce site des pistes pour progresser
dans cette voix. Si la codification assistée par ordinateur apparaît
comme le leitmotiv de la recherche, il s'agit évidemment d'une
codification multilingue. Les problématiques ont en effet une face monolingue
et une face multilingue, cette dernière étant plus explicite dans
l'exposé de soutenance, que dans la thèse elle-même.
La thèse* a été écrite sur une
période de neuf ans. Cette durée explique le sentiment que l'on peut
éprouver parfois à la lecture d'être en présence d'une collection d'articles, ayant par
eux-mêmes une certaine autonomie par rapport à l'ensemble, au prix d'un
certain effacement du fil directeur. Celui-ci est donné par
l'avant-propos, plus que par les transitions d'un texte à l'autre.
La seconde composante essentielle de ce site est l'exposé
de soutenance, qui, au contraire de la thèse, est très homogène et tourné vers le développement d'applications.
Mais pour vous mettre en appétit, voici la 4e page de couverture de
l'édition de la thèse par l'ANRT.
"Un texte normatif peut-il être généré par ordinateur ?
L’ordinateur peut-il offrir un nouveau mode d’accès au droit ?
Existe-t-il un chemin vers une codification d’un nouveau genre,
reprenant le dessein multimillénaire de la codification, qui est
l’accessibilité au droit ?
Cette thèse s’efforce de parcourir toutes les
problématiques que soulève l’ambition de mettre l’ordinateur au
service du droit.
Les textes normatifs connaissent dans notre société
complexe une croissance vertigineuse aux plans national et
international. La langue du droit, à la fois langue de spécialité et
langue générale, est soumise comme toute langue naturelle au parcours
interprétatif. D’une part les concepts ne sont pas toujours stabilisés
et connaissent renouvellement et évolution, d’autre part le sens du
droit se développe par son application aux situations réelles. Quant
au raisonnement juridique, il ne se résout à aucune logique formelle
et puise à des sources multiples. La première partie est
consacrée à l’examen de ces problématiques.
Le droit est verbe. Il est entièrement acte de
langage. Ce qui veut dire qu’il n’y a aucun moyen de comprendre le
droit et de l’appliquer sans le truchement de la langue. D’ailleurs,
les juges ne sont-ils pas d’une certaine façon des linguistes qui
s’ignorent. En tous cas, la qualification juridique comporte autant
d’analyse de concept que d’appréciation des faits. La seconde
partie est donc consacrée aux outils linguistiques dont la mise en
oeuvre s’impose à toute forme d’automatisation. Il s’agit d’un
niveau d’analyse dont il est impossible de faire l’économie. La
plus grande difficulté est cependant que dans l’histoire de la
linguistique, l’analyse textuelle, la sémantique interprétative, la
théorie des genres, l’introduction dans le TAL de la sémantique et
de bases de connaissances, sont des développements plutôt récents. Le
choix fait ici est celui de la linguistique générale et de la sémantique
interprétative. Nous en exposons dans la seconde partie les principaux
concepts, lesquels connaissent d’importants développements grâce aux
techniques d’analyse de corpus.
Dans la troisième partie sont présentés
les trois grands plans de modélisation, rhétorique, argumentatif et
cognitif, et nous débouchons sur des objets normatifs que nous nommons opérations
normatives sur lesquelles se construisent les énoncés normatifs.
Enfin, la quatrième partie présente le modèle
général d’un système normatif ainsi que les multiples approches
informatiques de la signification et du raisonnement juridique.
Celles-ci sont autant de modélisations partielles d’un modèle général qui n’est
rien moins qu’hypothético-déductif."
Bonne recherche donc.
* L'apport de la modélisation des connaissances à la codification
et à la simplification des textes normatifs
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